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20 Mai 2012 - 14:32:07

Enquête Express / Centre culturel Jacques Aka de Bouaké


Ouvert en 1971 puis inauguré le 16 février 1974 par l’ancien
Président de l’Assemblée nationale Auguste Denise, Ministre d’Etat, le Centre
Culturel Jacques Aka de Bouaké renaît peu à peu de ses cendres. Ledit centre a
payé rubis sur ongles les affres de la crise ivoirienne.



Le PIP ou “plan Marshall’’ pour sauver le Centre culturel
Jacques Aka



A l’entrée du site
couvrant environ une superficie d’un hectare (1 ha), la cour du  centre culturel Jacques Aka présente une fière
allure. Les travaux de réhabilition sont ostensibles grâce à un coup de main de
certains agents de l’Agéroute qui ont amorcé le défrichage des mauvaises herbes
et chiens-dents. Les cinq (5) bâtiments qui composent ce centre d’action
culturelle sont en refection. Le bâtiment principal constitué de
l’administration et deux bibliothèques (univeristaire et de lecture publique),
celui de la bibliothèque enfantine et la médiathèque (qui n’avait pas encore
été inaugurée en 2002), le bureau des animateurs culturels, le bloc du
laboratoire photos ainsi que la salle de spectacles sont dans un piteux état. A
en croire le directeur du centre culturel Jacques Aka de Bouaké, Comoé Kouah
Honorat, l’Etat ivoirien a mis en place un fonds pour ressusciter le joyau
architectural. “Avec la nouvelle équipe gouvernementale, nous avançons depuis
fin avril 2012. Les travaux de réhabilitation ont commencé et se poursuivent
lentement mais sûrement. A mon arrivée en 2009, j’ai constaté beaucoup de
dégâts. Le centre culturel Jacques Aka avait tout perdu. Le matériel
informatique, les outils de travail, etc. Tout a été emporté. Tout ce qui
permettait à cet édifice d’être un centre d’action culturelle a été détruit ou
volé. Ce centre était plus documenté que certaines universités ivoiriennes. De
nombreux étudiants fréquantaient la bibliothèque universitaire”, a commenté Comoé
Kouah Honorat. Dans le cadre du projet d’investissement public (PIP), l’Etat
ivoirien, par le biais du ministère de la Culture et de la Francophonie, procède
en ce moment au rééquipement dudit centre en matériel audiovisuel, informatique
et logistique. Au total, treize (13) professionnels de l’action culturelle
assurent la promotion et la gestion quotidienne du centre culturel.   



Visite
guidée à travers le Centre culturel Jacques Aka


L’architecture
de la salle de spectacle qui présente une chaise royale  


La visite débute par la bibliothèque universitaire qui se trouve au-dessus des locaux de
l’administration au sein du bâtiment principal. Sur les étals, de nombreux
ouvrages compartimentés (sciences pures, arts & loisirs, philosophie...) sont
méticuleusement rangés. Cela témoigne de l’effort des archivistes de remettre
les documents en l’état. La salle de conférence, les toilettes et le bureau du
directeur sont en plein chantier. Les carreaux en marbre, la menuiserie, la
tuyauterie et la plomberie achèvent de convaincre de la volonté des
responsables de redonner au centre culturel, son lustre d’antan. Une affiche retient
notre attention. ‘’Jeanne Agnimel en concert à Bouaké, avec la participation de
Allah Thérèse et Kouamé Adigri. Le samedi 6 avril 1985 à 21 heures au Centre
culturel Jacques Aka de Bouaké. Droit d’entrée: 2.000FCFA’’ se trouve placardée
au mur de la salle de conférence susucite l’admiration. Elle rappelle, selon le
maître de céans, Comoé Kouah Honorat, l’air nostalgique de la musique
ivoirienne des années 80. Le bâtiment de la bibliothèque enfantine a, dit-il,
été temporairement prêté à la section régionale du Burida (Bureau ivoirien du
droit d’auteur). La détermination des nouveaux pensionaires de vivre est
perceptible grâce aux couches de peintures qui réaniment l’édifice trentenaire.
Jouxtant ce bureau, la médiathèque affiche grise mine. Nonobstant la présence
des techiniciens de ‘’TV Notre Patrie’’ – Télévision née et émettant dans les
zones CNO (Centre Nord et Ouest), la batisse est restée vetuste. Le studio de
cette télévision était jadis dressé au milieu de documents disposés en vrac. Le
bâtiment abritant les bureaux des animateurs culturels était squatté au moment
de la crise ivoirienne par des techniciens de ‘’TV Notre Patrie’’ (présence
d’effets vestimentaires sur les lieux). Une fois dans la cour dudit centre, la
salle de spectacle présente une architecture assez atypique. “Quand vous
regardez attentivement, vous verrez une chaise royale dessinée dans une
architecture européenne. À l’orée de cette salle, se trouve une exposition. Dix-huit
(18) toiles y sont exposées. Ce vernissage, précisera le directeur du Centre
culturel, a été initié le 1er février 2012 au Goethe Institut d’Abidjan, sous
la supervision du peintre ivoirien Abou Dia. Des élèves issus des Lycées Mami
Adjoua de Yamoussoukro, Sainte-Marie de Cocody et Jeunes filles de Yopougon ont
proposé ces tableaux sous le thème ‘’Ere des élèves dans la reconciliation
nationale’’ en guise de contribution à la promotion de la paix et à la
reconciliation en Côte d’Ivoire.  La
mythique salle de spectacle n’est plus que l’ombre d’elle-même.  Une centaine de sièges sur les 561 ont été
abimés. Son matériel de froid (climatiseurs) et sa
régie composée des appareils de sonorisation et d’éclairage
ont été
pillés. Les rideaux sont devenus vieux même si la scène, elle, est restée
intacte. “Les professionnels de la culture ont mal au coeur quand un symbole
emblématique comme le centre culturel Jacques Aka de Bouaké est dans un mauvais
état. L’Etat a des priorités mais, il faut poursuivre la réhabilitation de ce
centre afin de permettre aux populations de se divertir sainement. Nous nous
rejouissons de ce qui est en train d’être fait par l’Etat”, a lancé Comoé Kouah
Honorat, directeur du Centre culturel Jacques Aka de Bouaké.



Réalisée par Patrick Krou, envoyé spécial



Jacques
Aka Kacou, un défenseur de la culture



La stèle portant le buste de
Jacques Aka Kacou en plein coeur du centre


 

En plein coeur du Centre culturel trône fièrement une stèle surmontée du buste de Jacques Aka
Kacou. Une sculpture faite en marbre de celui dont est baptisé ledit centre. Né
le 22 juillet 1910 à Tiébissou (région du Bélier), Jacques Aka Kacou  a été député (1950-1963) et commissaire-priseur. Négociateur pour la Côte d’Ivoire dans la filière Café-Cacao en Europe, il a été un des rares africains à croire à cette époque au développement de l’Afrique par la promotion des valeurs culturelles. “Il n’y a pas de dévelopement sans culture”, avait-il coutume de dire. Le 20 mai 1963, Jacques Aka Kacou décède
à Paris en France.

 


Patrick K.

 

 

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http://demontherland.sosblog.fr/intelligent-b1/Enquete-Express-Centre-culturel-Jacques-Aka-de-Bouake-b1-p56453.htm

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