Calendrier

Mai 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 << < > >>
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031    

Annonce

Qui est en ligne?

Membre: 0
Visiteurs: 2

rss Syndication

06 Jan 2012 - 13:58:36

Interview Jean Jacques Kouamé alias JJK, artiste chanteur ivoirien


Après une grande tournée qui la
conduit aux États-Unis et en Europe, Jean Jacques Kouamé alias JJK vient
fraîchement arriver de Paris – France. Il donne des nouvelles de lui, parle de
son séjour en Occident et fait des révélations.   



JJK était hors du pays
certainement à cause de la crise postélectorale…



Non, pas forcément ! J’étais hors de la Côte d’Ivoire avant la crise
ivoirienne. Je suis sorti du pays avant la crise postélectorale. Je suis revenu
pour accomplir mon devoir civique pendant les élections présidentielles. Et je
suis retourné au lendemain du scrutin.



On pourrait dire que vous avez
abandonné votre pays. Pourquoi êtes-vous reparti ?



J’étais en tournée artistique en Occident. J’ai partagé un moment intense
de joie avec mes fans en Europe et aux Etats-Unis.



Vous revenez d’une longue
tournée internationale. Quel bilan pouvez-vous faire ?



Je pense que le bilan est positif. J’ai eu à jouer sur des scènes mythiques
qui m’ont ouvert les portes pour l’avenir, en termes de projets. Il me manquait
cela. J’ai consacré la majeure partie de mon carrière à l’Afrique. C’est-à-dire
la Côte d’Ivoire et la sous-région. Il y avait beaucoup de fans qui me
réclamaient au niveau de l’Occident. Quand j’y allais, je ne faisais qu’une
semaine. Je n’avais vraiment pas l’occasion de tourner dans tous les pays. Ça
m’a fait du bien.



Vous dites avoir joué dans les
salles mythiques lesquelles ?



J’ai joué en Angleterre et en Espagne. J’ai joué en France précisément à
Bordeaux et au Mans. J’ai aussi joué aux États-Unis à savoir à Miami, à Chicago
et à Dallas. J’ai fini par le Maghreb en Tunisie notamment. En marge de cela,
j’étais très à fons dans mon projet humanitaire. C’est-à-dire trouver des philanthropes
par rapport à la situation du pays. Vu la crise postélectorale, il y a des
familles qui ont été endeuillé. Il y a beaucoup de familles qui sont en
difficultés. Et il fallait trouver des gens capables de porter secours à ces
familles-là. Comme j’ai toujours été à fond dans l’humanitaire, c’est un champ
sur lequel j’ai aussi travaillé pendant mon séjour en Occident.



Vous voulez vous donner à fond
dans le projet humanitaire. Est-ce que vous avez trouvé des personnes pour vous
accompagner ?



Oui ! Il y a des philanthropes qui ont été sensibles face à la cause. Et
ils sont prêts à accompagner tous nos projets. Il suffit que nous suscitions
des événements. Ils viendront sur des cadeaux et jouets. Ce sont plus des dons
en nature.



Hormis le village d’Abobo,
est-ce que cette action humanitaire visera d’autres structures d’accueil de
l’enfance démunie ?



Non, il n’y a pas que le village d’Abobo.  Il y aura aussi des enfants de l’intérieur du
pays. On a pour objectif de soutenir les enfants nécessiteux.



C’est dire qu’on s’achemine
progressivement vers la création d’une Fondation Jean Jacques Kouamé ?



Bien sûr ! C’est ce qu’il en est. On a déjà trouvé le siège à Bordeaux
(France). Pourquoi ? Parce que j’y ai mes collèges de service qui m’ont
permis de trouver un local. A Abidjan comme je n’y étais pendant un moment, je
n’ai pas pu trouver un local. Au départ, je m’y suis aventuré seul. Et j’ai
compris que pour être soutenu par de gros philanthropes, il fallait être
structuré et organisé. J’ai décidé d’être en règle vis-à-vis de la loi.



Comment se porte aujourd’hui le
‘’Coupé-décalé’’ aux Etats-Unis ?



Dans la diaspora, le Coupé-décalé est connu. Mais, dans le milieu américain,
le Coupé-décalé n’est pas connu. Aujourd’hui, la mission que je m’assigne,
c’est de faire connaître cette musique  aux Américains. Et je pense qu’on a de très
bonnes chances de le faire. Dans mon séjour, il y a des gens connus que j’ai rencontrés.
Je préfère taire les noms pour être prudents, sait-on jamais. Je préfère des
duos avec des grands noms de la musique américaine.



Le 12 octobre 2011 consacrait
la 5è anniversaire de la mort de Doukouré Hamidou Stéphane alias Douk Saga.
Comment avez-vous commémoré l’événement ?



J’étais à Dallas au Texas. On a organisé une grande soirée en la mémoire de
Douk Saga. C’est une soirée où on a vu beaucoup de gens venir d’horizon divers
(un melting-pot) pour participer à la fête.



Comment se porte aujourd’hui,
le scénario Acte III ?



C’est un album qui continue de faire tache d’huile. C’est lui qui m’a
permis de tourner dans tout le pays. C’est la promotion a été interrompue à
cause de situation politique. Je termine avec cet album avec un grand concert
au Palais de la culture d’Abidjan. Parce que j’ai senti que les fans en ont
besoin. Et ça fait longtemps aussi que j’ai retrouvé les fans ivoiriens sur
scène. Ce sera aussi une occasion de faire le bilan au Palais de la culture. C’est
ce qu’on prépare pour le mois d’avril 2012. Si Dieu nous fait grâce, pendant ce
concert, je ferai découvrir mon prochain album à mes fans.



Pouvez-vous vous s’attarder sur
cet album ?



Pour le moment, je peux vous dire que ce sera Scénario Acte IV. Je ne veux
pas m’avancer sur certaines choses. Je reste très discret maintenant. Au niveau
du Coupé-décalé, il y a des gens qui créent et il en a qui attendent qu’on crée
pour s’emparer. Ceux-là récupèrent juste pour en faire des sons. Vu que je suis
le créateur de ce concept, j’ai bien l’envie de le faire sortir pendant que mon
album est prêt. L’album Scénario Acte IV sera une continuité de l’Acte III. Il y
a des featuring avec des artistes locaux et occidentaux. Je peux déjà citer
‘’Nègres Marrons’’. Je suis en pourparler avec un grand artiste américain. Ce
sera vraiment une joie pour moi si ce projet est accepté. Je ne vous
communiquerai pas son nom mis je préfère vous laisser dans le suspens.



Avec tout ce qui s’est passé en
Côte d’Ivoire, quel est le regard des Américains porté sur les Ivoiriens ?



Ce n’est pas facile ! Mais, les Américains sont sensibles face à la
cause des Ivoiriens. Ce sont des messages de réconfort. Quand vous dites que
vous êtes Ivoiriens, on essaie de vous rebooster et ça va aller garder espoir.



Pour avoir chanté pour soutenir
des hommes politiques, des artistes ivoiriens sont en fuite hors du pays. Qu’en
pensez-vous ?



Je pense que c’est la paranoïa. Parce que peur de regagner le pays sous
prétexte qu’ils seront pourchassés parce qu’ils ont battu la campagne du
président sortant. Je pense que c’est très gauche. Nous sommes dans un pays
démocratique et déjà pour l’image de la Côte d’Ivoire, il faut que ces
artistes-là reviennent au pays.



Vous étiez en France, est-ce
que vous avez rencontré l’ancien président de l’Unartci (Union nationale des artistes
de Côte d’Ivoire), Gadji Céli ?  



Je n’ai pas eu la chance de voir Gadji Céli. Dans une salle où je jouais à
Bordeaux (France), il y jouait la semaine qui suivait. Je n’ai malheureusement
pas pu le voir.



Comment renouerez-vous le
contact avec vos fans ivoiriens parce que ça fait un bail ?



Je vais reprendre contact avec les fans. Je sais que je suis très attendu.
Je reçois des messages via Facebook. Je vais leur dire que je suis là. Le
contact sera toujours intense entre eux et moi.



A quel âge JJK a flirté pour la
première fois ?



Mon premier flirt était à l’âge de 13 ans. Je sais que c’est très tôt mais…
Je voulais vite découvrir.



Généralement est-ce JJK qui
prend les devant ou il se laisse draguer ?



J’étais un bon dragueur. J’allais vers les femmes. Aujourd’hui, je suis
marié et je suis plus réticent. Je suis plus sage.



Est-ce qu’il vous est une fois
arrivé de tromper votre femme ?



Non, personnellement. J’arrive à me maîtriser. Je suis très aimé par la
gent féminine mais j’arrive à garder la tête sur les épaules.



Quelle est l’appréciation de
votre épouse sur tout cela ?



Tout est une question de confiance. Ma femme a confiance en moi. Elle m’a
plusieurs testé avec des filles et elle a vu la réponse. Ma femme est
confiance.



Votre message aux
Ivoiriens ?



Mon message est emprunt de paix. Enterrons la hache de guerre. Aujourd’hui,
nous n’avons qu’un seul pays et une seule nation, bâtissons cette nation pour
préparer l’avenir de nos enfants. Il faut oublier les rancœurs. Il ne faut pas
se limiter à ce qui se passe maintenant. Il faut penser à l’avenir de la côte
d’Ivoire. 


Lien permanent vers l'article complet

http://demontherland.sosblog.fr/intelligent-b1/Interview-Jean-Jacques-Kouame-alias-JJK-artiste-chanteur-ivoirien-b1-p56433.htm

Commentaires

Cet article n'a pas de Commentaire pour le moment...


Laisser un commentaire

Statut des nouveaux commentaires: Publié





Votre URL sera affichée.


Veuillez entrer le code contenu dans les images


Texte du commentaire

Options
   (Sauver le nom, l'email et l'url dans des cookies.)


  
 
informations, cultures, commentaires et analyses, articles de journal, reportages